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Alençon : le sanctuaire de la famille en plein essor

April 24, 2017

Lu ici:

 

EXCLUSIF MAG – Depuis la canonisation des époux Martin en 2015, le sanctuaire né à cette occasion ne ménage pas ses efforts pour faire connaître ce modèle de sainteté conjugale et familiale.

 

«Tous à Notre-Dame des Landes ! », « Tous ensemble pour le plein-emploi avec Moulinex ! », « Un enfant si je veux quand je veux – Planning familial », « La CGT – Unis plus forts ! » Les murs vétustes d’une grande bâtisse au cœur du vieil Alençon témoignent de ce que fut pendant plusieurs décennies l’ancienne maison religieuse des Sœurs de la Miséricorde de Sées : la Maison des associations de la ville. Désormais vides, les mille mètres carrés de la maison, la chapelle attenante et un beau jardin d’où on aperçoit la basilique où se marièrent les époux Martin, s’apprêtent à retourner dans le giron de l’Église. « Nous voulons en faire un lieu pour aider les couples et les familles à se mettre à l’école des saints Louis et Zélie Martin », explique François-Xavier Dard, jeune père de famille récemment nommé secrétaire général du sanctuaire d’Alençon. « Actuellement, celui-ci ne dispose d’aucun lieu en propre pour héberger les familles. Après une phase de dix-huit mois de travaux, nous pourrons accueillir une soixantaine de personnes avec des salles pour les enseignements et les repas. La chapelle, intégrée à la maison et accessible depuis les étages, sera aussi restaurée. »

 

Ce projet de grande ampleur illustre bien ce qui se passe, depuis près de deux ans, à Alençon. Déjà, ces dernières années, en fréquentant la grande fête des époux Martin célébrée chaque année à la mi-juillet, on sentait que l’intérêt pour la figure des parents de sainte Thérèse, qui y passèrent toute leur vie de famille jusqu’au décès de Zélie, grandissait. Cette tendance s’accélère en octobre 2015 lorsqu’ils sont canonisés. Quelques semaines avant, Mgr Jacques Habert, évêque de Séez, érige canoniquement le « Sanctuaire Louis et Zélie ». Celui-ci a pour but de faire découvrir l’exemple exceptionnel donné par les deux nouveaux saints.

 

De prime abord, ne serait-ce que par les photos qu’on voit souvent d’eux, ils peuvent apparaître comme d’un autre temps, donc assez éloignés des préoccupations d’une famille du XXIe siècle. Pour autant, s’ils sont bien « d’une autre époque » (le XIXe siècle), explique le Père Jean-Marie Simar, membre de la communauté de l’Œuvre de Jésus Souverain Prêtre, recteur du sanctuaire, « ils ont aussi de nombreux points communs avec les familles actuelles, faisant face à toutes sortes de circonstances comparables : joies de la vie de famille, éducation des enfants, peines, maladies, soucis de l’entreprise, questions posées par la société de l’époque, guerres… Zélie est chef d’entreprise, et son mari a quitté son métier pour aider sa femme sur la partie commerciale ». Le Père Simar, qui aime mettre en lien « le sanctuaire de la vie familiale » qu’est Alençon avec « la vie cachée » de Nazareth, invite donc chaleureusement à partir à la découverte de ce couple saint, et notamment de ces mots qui résument la singularité de leur vie de famille : mettre Dieu à la première place.

 

 « Des grâces, des miracles »

« De plus en plus de personnes viennent découvrir Louis et Zélie Martin », confie à l’entrée du sanctuaire avec son bel accent italien Sœur Ritalba. Arrivée à Alençon en 2009, sa communauté, les Petites Sœurs de Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus, est chargée d’accueillir les pèlerins à la Maison familiale. Les motivations, selon elle, sont très diverses. « Certains couples viennent pour confier de grandes souffrances, pour des enfants qui n’ont pas la foi, pour remercier d’une grâce reçue. D’autres viennent prier pour avoir un enfant. Il y a aussi les familles qui connaissent déjà la vie des Martin. Il y a ceux qui n’ont pas la foi, qui viennent parce qu’un proche est malade… » Elle évoque « des grâces, des miracles », « et plus de foi qu’on ne pense ! »

 

Récemment, le 25 mars, le sanctuaire d’Alençon a lancé la « Famille spirituelle Louis et Zélie Martin ». Elle a pour but d’unir entre elles par la prière les familles désireuses d’avoir un lien plus étroit avec les époux Martin.

Pèlerinage des pères de famille sur les pas de Louis Martin (24-25 juin), fête des saints Louis et Zélie (8-9 juillet), vacances familiales (10-14 juillet), fête de sainte Zélie Martin (27-28 août)… les événements proposés en 2017 par le sanctuaire sont nombreux et la créativité de l’équipe qui s’en occupe ne manque pas. Parmi les événements annoncés, outre le lancement des travaux du futur centre d’accueil des pèlerins, l’inauguration, le 20 mai, dans le proche village de Semallé, de la maison de Rose Taillé, à laquelle les parents Martin confièrent leur fille Thérèse pendant un an.

 

En plein travail, Guy Fournier, responsable des cent bénévoles du sanctuaire, abandonne quelques instants ses travaux dans la belle longère, qui donne sur les champs normands, pour évoquer l’histoire de cette modeste famille sur laquelle les Martin s’appuyèrent du fait de la maladie de Zélie. Il résume le sens de son travail, qui est aussi celui du sanctuaire d’Alençon : « Nous voulons mettre un maximum de pèlerins sur les pas de Louis et Zélie Martin. »  

Jean

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