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France : questionnement de certains députés face au nombre d’avortements

August 21, 2017

 

Un article de l'Institut Européen de Bioéthique:

 

Les responsables politiques français ont voulu comprendre le phénomène de l’avortement dans leur pays où le nombre d’avortement est évalué à 220.000 par an. C’est pourquoi, ils viennent de produire un document de travail « informatif ». Y sont comparées les législations de 8 pays concernant l'avortement : l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, la Suède, la Suisse, le Texas aux Etats-Unis, l'Irlande ou la Pologne. 

 

Les chiffres éveillent la curiosité : comment se fait-il par exemple que l’Italie ait réussi à réduire drastiquement le nombre d’avortements : 234 801 par an en 1983, à 87 639 en 2015 ? Réduction importante aussi en Allemagne, où le nombre d’avortements est passé de 126 000 en 1996 à 98 721 en 2016. 
L'évolution du nombre d'avortements et une comparaison de 2004 à 2014 est disponible dans ce tableau.

 

Par contre en Belgique, et malgré l’importance des statistiques pour ce problème de santé publique, aucun chiffre officiel n’est disponible depuis 2011. Ce manque d’information met à mal les mesures politiques qui devraient être prises pour en diminuer le nombre. Suffit-il de distribuer les moyens contraceptifs et déployer des politiques d’éducation à la vie affective et sexuelle dans les écoles dès le plus jeune âge ? Plusieurs chercheurs aujourd’hui mettent en évidence l’effet suggestif de ces cours comme invitant aux relations sexuelles, ce qui, à l’inverse de l’effet recherché, entraîne plus de grossesses non-planifiées. De même, une étude récente de Solidaris révèle que 65% des femmes qui se trouvent face à une grossesse non-planifiée, sont sous contraception.

 

La question de la prévention de l’avortement doit se penser lorsque la femme, de façon inattendue, se retrouve enceinte : qui l’accompagne, quelles sont les aides qui lui sont proposées et par qui ? La liberté des femmes va de pair avec l'accompagnement d'autres options que celle de l’avortement.

 

L’Italie et l’Allemagne ont compris que la précarité et la situation sociale de la femme pèsent énormément dans la décision d’avorter et c’est pourquoi, des centres aident les femmes enceintes à évaluer les causes et circonstances qui la poussent à avorter. Suite à cela, ils trouvent, avec chacune, aides et solutions qui lui ouvrent des perspectives de vie avec son enfant. La prévention de l’avortement dès le début de la grossesse, semble devenir la meilleure politique, pour que l’avortement diminue drastiquement.

 

 

     

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